ANNALES DE L'INRAT :

Présentation

Les "Annales de l'INRAT", revue trilingue (Français, Anglais et Arabe), publient des articles originaux de recherche et de synthèse ainsi que des notes de recherche relatifs aux sciences agricoles.
Les travaux publiés couvrent les différentes disciplines des sciences agronomiques et socio-économiques. Ces travaux sont évalués par un comité scientifique de chercheurs nationaux et internationaux.

Comité de rédaction

- Directeur de la revue : Mohamed BEN HAMOUDA

-Rédacteur en chef : Sonia BEDHIAF ROMDHANI

-Secrétariat de rédaction : Salah BENYOUSSEF

 


Echanges

Toute correspondance concernant l'échange doit être adressée à :

l'INRAT, Unité d'Information et de Documentation Scientifiques.

1004, El Menzah, Tunis, TUNISIE



SOMMAIRE (Volume 88, 2015)

1. Mouldi EL FELAH1, Med Saleh GHARBI1, Hajer BEN GHANEM et Mohamed ELLOUMI
Les céréales en Tunisie entre mythe et réalité

RESUME
Les céréales représentaient depuis des millénaires, une activité économique et sociale stratégique et de premier plan en Tunisie. Elles ont toujours occupé de grandes superficies et demeurent encore la principale ressource vivrière du tunisien. Cela expliquait en partie, le démarrage de la recherche agricole en amélioration variétale des céréales en Tunisie, il y a plus d’un siècle. Les archives du programme des céréales de l’Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie attestaient du nombre impressionnant de lignées introduites, collectées localement et créées à travers les programmes de croisements annuels des blés et de l’orge. Plus de 400000 lignées de céréales, toutes espèces confondues, ont été évaluées au cours de cette période (1893 - 2010). En dépit de ce nombre de lignées testées, 128 variétés de céréales ont été mises au point par l’INRAT et ont été recommandées pour la plupart, à la grande culture. En Tunisie, la culture des céréales essentiellement pluviale, reste encore soumise au défi du climat irrégulier et imprévisible. Malgré la qualité du matériel génétique développé au cours de la dernière décennie, lesnouvelles variétés de céréales (blés et orge) tardent à gagner en superficies, en liaison avec les nouveaux textes de loi des semences et plants et le mode de gouvernance et de partage des bénéfices apportés par ces ressources. Les résultats obtenus par la recherche, ainsi que ceux obtenus par les céréaliculteurs montrent que le potentiel génétique de production des variétés créées par l’INRAT est loin d’être valorisé et qu’il y a lieu de se remettre à revoir nos stratégies céréalières, y compris les contraintes structurelles dont le foncier et la restructuration des agriculteurs.
Mots clés :Céréales, Historique, Contraintes,Tunisie.
2. CHALBI Noureddine
Pour une histoire de la Génétique en Tunisie: les pionniers et les perspectives de développement.

RESUME
L’hérédité est un phénomène qui a été exploité empiriquement depuis des milliers d’années pour le bien-être de l’humanité. La génétique, toute récente, est la science de ce phénomène. L’Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie a été créé en 1913 sous la dénomination Service Botanique et Agronomique de Tunis (SBAT), bien avant l’émergence de la Génétique en tant que discipline scientifique. Le SBAT a pris la forme d’un institut de recherches agronomiques comprenant différentes activités dont la pédologie, la sélection des céréales, les fourrages, certaines maladies végétales. Etant un carrefour des civilisations, la Tunisie s’est enrichie d’une grande agro-biodiversité aussi bien de plantes que d’animaux de par les apports exogènes des peuples. Un riche patrimoine que la Tunisie a su sauvegarder pour en faire sortirun grand nombre de cultivars des espèces vivrières à travers le SBAT qui, très longtemps étaiten Tunisie l’unique référence scientifique et le dernier refuge pour trancher sur les questions d’importance qui concernent l’utilisation, l’intérêt et la santé des plantes à usage agricole. Après l’Indépendance, une nouvelle dynamique de recrutement et le rajeunissement des cadres et d’ouverture sur le monde de la science a ouvert la voix vers d’autres disciplines de la génétique dont la génétique moléculaire. Il s’en est suivi le développement de nouvelles variétés d’intérêt pour le pays (Céréales, fourrages, arbres fruitiers, cultures maraichères, etc.). Aujourd’hui, plus que jamais, l’NRAT est appelé à participer à l’effort national sur les grandes questions touchant la sécurité alimentaire dans l’intérêt du pays et celui de l’humanité entière. Des perspectives de recherches ont été suggérées dans ce sens.
Mots clés :Génétique, INRAT, Histoire, Perspectives.
3. HAMZA Naceur
La valorisation et l’utilisation des ressources génétiques locales, moyens de leur conservation durable en Tunisie.

RESUME
Durant les cinquante dernières années, l’agrobiodiversité a connu en Tunisie une régression notable et les ressources génétiques locales, qui ont été sélectionnées par nos ancêtres et qui sont bien adaptées à nos conditions climatiques, sont de moins en moins utilisées par les agriculteurs, au profit de matériel végétal introduitplus performant sur le plan agronomique et répondant mieux aux exigences du consommateur. Pour conserver ce matériel local menacé de disparition plusieurs mesures ont été adoptées et mises en œuvrepar les pouvoirs publics dont: (i) la valorisation agronomique de ce matériel local par des travaux de sélection simples ou des travaux d’introduction de caractère nouveau recherché par les agriculteurs (résistance à une maladie par exemple) qui sont de nature à améliorer la productivité et la qualité de ce matérie;(ii)la valorisation commerciale de ce matériel à travers des actions de promotion pour faire connaître ces variétés aux consommateurs en mettant en relief les caractéristiques qui les différencientdes variétés standard. Cette valorisationnécessite toutefois la mise en œuvre par la recherche de travaux d’évaluation qualitative des produits; (iii)l’utilisation de ce matériel dans des travaux d’amélioration comme géniteur ou comme parent d’hybride. Ces utilisations permettent d’associer le potentiel génétique du matériel local souvent mieux adapté aux conditions climatiques et biotiques à celui du matériel introduit qui renferme de nouvelles caractéristiques agronomiques ou commerciales et (vi) la conservation ex-situ à travers la création de la B.N.G. Cette dernière solution qui a été adoptée par les pouvoirs publics et qui consiste à conserver ces ressources sous forme de semences ou de collections vivantes est à la fois coûteuse, risquée et deportée limitée. Elle serait donc à réserver aux espèces économiquement importantes ou stratégiques.Toutes ces actions qui ont été réalisées par la recherche et qui sont de nature à assurer une conservation durable des ressources génétiques locales n’ont touché qu’une faible partie de ces ressources et ce, notamment au niveau des espèces fourragères pour lesquelles la Tunisie est considérée comme un pays riche. Pour assurer leur conservation durable, les pouvoirs publics sont appelés à renforcer et à étendre à d’autres espèces les travaux qui visent la sélection et l’amélioration génétique en vue de rendre ces variétés locales plus compatibles avec les exigences des utilisateurs. Par ailleurs toutes les actions de promotion commerciale de ces variétés initiées par les ONG locales ou nationales sont à encourager.
Mots clés :Ressources génétiques, Conservation, Valorisation
4. SIFI Bouaziz, DREVON Jean Jacques
Symbiose Rhizobium-légumineuses et fixation de l’azote sous deficit en phospore en sols salinisés de la Tunisie

RESUME
En régions méditerranéenne la culture des légumineuses est souvent exposée à des contraintes variables de sols. Parmi ces contraintes, la salinité et la déficience en phosphore sont les facteurs majeurs limitant la production des légumineuses à graines surtout quant la croissance des plantes est dépendante de la fixation symbiotique de l’azote. Nous synthétisons ici les récents travaux réalisés sous serre et en conditions de culture de plein champ dans le but du criblage de la diversité génotypique pour la tolérance de la fixation symbiotique à la déficience en phosphore et à la salinité chezPhaseolus vulgaris, Cicer arietinum et Vicia faba, afin de rechercher les caractères de tolérances à ces contraintes. Les essais sous serre qui investiguent l’effet des rhizobia sur la tolérance à la salinité ont montré que les souches rhizobiales à haute efficience symbiotique sous stress salin peuvent améliorer significativement la tolérance du haricot (P. vulgaris L.) au sel. Dans certains contextes, les essais au champ confirment la majorité des observations obtenues sous serre qui montrent que cette inoculation peut améliorer la nodulation, la teneur en azote et la croissance des plantes qui provient de l’apport adéquat du phosphore étant donné qu’il est requis pour l’achèvement de la meilleure efficience de la symbiose rhizobiale. Les essais multifocaux utilisant le RIL de P. vulgaris indiquent que les génotypes à haut EUP pur la FSN sont mieux adaptés aux sols à faibles teneurs en P. Ces résultats confirment que la sélection en culture hydroaéroponique in vitro pour le haut potentiel de l’EUP et la FSN est la méthodologie de sélection des légumineuses pour un meilleur potentiel d’adaptation à la salinité et aux sols à faible teneurs en P. Cependant, les essais ont montré ont monté que dans certains parcelles où certains génotypes peuvent s’adapter est probablement dû à l’interaction avec les microorganismes du sol. Ainsi, dans les champs où la nodulation de la symbiose la moins efficiente est aussi élevée que celle de la plus efficiente peut être la source de l’efficience du microbe pour compenser à la faible efficience des plantes au phosphore.
Mots clés : Expression des gènes, RT-PCR in situ, Légumineuses, Rhizobium, Nodules, Symbiose, Phosphatases, Phosphore
5. ZIADI Noura, BÉLANGER Gilles, CAMBOURIS Athyna et ZEBARTH Bernie J.
Outils de diagnostic pour augmenter l’efficacité de l’utilisation de l’azote : le sol, la plante ou les deux?

RESUME
L’utilisation efficace de l’azote (N) est essentielle pour augmenter la rentabilité des exploitations agricoles et réduire les risques de pollution environnementale. Le développement d’outils efficaces de diagnostic, basés sur les analyses de la plante et/ou du sol, pour la gestion de la fertilisation azotée est alors essentiel dans une perspective d’agriculture durable. L’indice de nutrition azotée (INA), calculé à partir d’une concentration critique en N de la plante entière, les indices de chlorophylle des feuilles et les dosages de nitrates du sol (N-NO3) font partie des nouveaux outils évalués récemment dans l'Est canadien pour les cultures de maïs grain, blé panifiable et pomme de terre. Les essais conduits dans l’est du Canada ont permis de valider la courbe de N critique développée pour le maïs grain en Europe. Cependant, de nouvelles courbes pour le blé panifiable et la pomme de terre ont été développées. Les résultats obtenus avec les indices de chlorophylle des feuilles ont confirmé l’efficacité de cet outil de diagnostic pour identifier le statut azoté des cultures. Les résultats obtenus avec les tests de nitrates du sol sont variables vu l’ensemble des facteurs pouvant affecter la disponibilité de l’azote dans le sol, notamment les conditions climatiques. D’autres travaux de recherche sont en cours pour améliorer la prédiction de la disponibilité de l’azote pour différentes cultures.
Mots clés :Azote, Apport, Optimisation, Efficience,Indicateurs
6. REY Patrice, BRUEZ Emilie, GERBORE Jonathan, YACOUB Amira. REZGUI Awatef, OUHAIBI Nada, VALLANCE Jessica BENGHNAYA Asma, SADFI-ZOUAOUI Najla
Biotechnologies et protection desvégétaux: intérêt de lamicroflorecolonisatricedesplantes

RESUME
L’application denouvellespratiquesculturalesassociéesauxbiotechnologies pourrait relever plusieurs défis phytosanitaires pouvant conduire à une troisième révolution agricole. A ce titre, nous citons l’exemple des maladies du bois de la vigne (esca, eutypiose et chancres à Botryosphaeriaceae) qui représentent actuellement une situation préoccupante dans les principales régions viticoles en France et à l’échelle mondiale. Les études réalisées sur la microflore globale associée au bois de la vigne révèlent la présence de pathogènes et de champignons potentiellement protecteurs du végétal majoritairement des Ascomycètes. La caractérisation de cette microflore globale est basée sur des analyses métagénomiques reposant sur la SSCP et le séquençage ADN-ITS ainsi que sur la technique des isolements. Les études sur l’espèce Pythium oligandrum naturellement colonisatrice de la vigne et utilisée en lutte biologique, montrent que le type de sol et la microflore globale associée à la rhizosphère des ceps de vigne n’ont pas d’influence sur la structure génétique des populations de cet oomycète. Par contre, le type de porte-greffe, l’application des herbicides et le labour avaient un effet significatif sur son taux de colonisation sur les racines. Ainsi, il apparaît que les outils biotechnologiques et la métagénomique vont permettre d’identifier la microflore complexe qui colonise les végétaux,essentiellement les non-pathogènes qui sont une source potentielle pour protéger et/ou favoriser la croissance des végétaux. Avec ces outils, il est possible de déterminerles interactions établies avec les végétaux et le micro-organismes, en particulier le type de relations établies et les effets positifs que certaines d’entre elle sont sur la plante et/ou l’agent microbien.Favoriser l’intensification écologique au niveau des agrosystèmes permet de gérer efficacement et de façon positive la microflorebénéfique qui colonise et influence le développement des végétaux.
Mots clés :Biotechnologie, Métagénomique, Microflore non pathogènbe, Maladie du bois, Protection
7. PORQUEDDU Claudio and MELIS Rita
Pâturages méditerranéens et resources fourragères: potentiel de valorisation et menaces actuelles

RESUME
La conservation des ressources naturelles et leur utilisation durable est l'un des principaux défis auxquels le monde fait face actuellement. Le déboisement, la désertification, la pollution de l'air et de l'eau, le réchauffement climatique mondial, induisent la diminution rapide du nombre d'espèces animales et végétales voire leur disparition. En Agriculture, l'élevage intensif et l'utilisation de ressources génétiques restreintes pour les variétés végétales et l'élevage et, l’abandon volontaire des terres ont entraîné une diminution de la biodiversité. Les prairies sont une énorme source de biodiversité représentant environ le tiers de la superficie totale des terres. De nos jours, les prairies ne sont plus considérées exclusivement comme source d'alimentation pour le bétail, mais plutôt comme éco-systèmes multi-usage présentant des conséquences importantes sur l'environnement mondial. Elles sont d'une importance cruciale pour la protection des biens et services écosystèmiques, le tourisme et dans l'atténuation des changements climatiques. Bien aménagées, les prairies naturelles procurent des avantages importants tels que l'augmentation de l'infiltration et de la rétention de l'eau, le recyclage des nutriments en plus de leur rôle dans l'accumulation de matière organique dans le sol. Ainsi la gestion des prairies est également une stratégie d'adaptation au changement climatique, puisqu'elle réduit les risques liés à des périodes de sécheresse prolongées et des précipitations irrégulières qui caractérisent les régions méditerranéennes. Il est urgent aujourd’hui d'identifier les options appropriées qui peuvent aider les agriculteurs à gérer les ressources fourragères sous conditions de sécheresse croissante et de mondialisation des marchés. Le défi est donc d'améliorer la productivité et la persistance des prairies ainsi que leur résilience sous toutes ces contraintes.
Mots clés :Pâturages méditerranéens, Fourrages, Menaces, Valorisation ; Fonction ecosystémiques
8. BACHTA Mohamed Salah
Politiques agricoles et politiques des agriculteurs

RESUME
L’Etat tunisien indépendant a conçu et mis en œuvre des politiques agricoles. A cet effet, il a mobilisé des institutions et développé une idéologie. Les premières sont omniprésentes sur l’ensemble du territoire national. Elles tirent leur pouvoir de la maîtrise des savoirs techniques proposés et qualifiés de modernes. Quant à l’idéologie dominante, elle présente l’Etat et ses choix comme le garant de l’intérêt national. Toute critique de ces orientations est considérée comme une position politique, par définition illicite. Face à ces orientations, les agriculteurs ont adopté, en général, des politiques passives de non action. Ils ne remettent pas en cause les plans de production ni les techniques proposés. Ils préfèrent, le plus souvent les ignorer. Ils ont aussi appris à profiter des soutiens offerts, subvention, crédit, aides en nature. Des comportements contestataires sont observables dans le cas d’aménagements publics agricoles (périmètres irrigués, zones de parcours). Cette opposition aux choix publics est l’œuvre des agriculteurs du centre et du sud où les vestiges de l’organisation tribale de la société sont encore là, particulièrement lorsqu’il s’agit de défendre le foncier. Des arguments juridiques, droit de propriété tribale sur les terres à aménager, majorés par des manifestions sont l’expression la plus courante de telles oppositions. Il en est résulté une sous utilisation des investissements publics consentis, une dégradation des ressources naturelles, eau, sol, couvert végétal. Outre, ces menaces de non durabilité physique, la poursuite de cette dichotomie politique est peu probable après les changements sociaux induits par la révolution du 14 janvier 2011.Le présent papier cherche, d’une part à caractériser la dichotomie politique publique politique privée et d’autre part, à ébaucher une analyse prospective prenant en considération l’avènement de la révolution.
Mots clés :Politique, Institutions, Idéologie, Perspectives
9. AKESBI Néjib
Qui fait la politique agricole au Maroc ? Ou quand l’expert se substitue au chercheur …

RESUME
L'auteurpart d’une interrogation sur les acteurs impliqués dans la formulation des politiques agricoles dans les pays de la région et du rôle des chercheurs dans le processus de construction des instruments de ces politiques. L’accent est mis sur le rôle des institutions financières internationales et leur mode d’intervention dans l’élaboration des politiques publiques. L’auteur s’interroge aussi sur le processus de marginalisation des chercheurs et la place de plus en plus importante prise par les experts et les consultants comme relais, notamment de la Banque Mondiale. Le texte s’appui sur le cas typique du Maroc dans lequel la Banque mondiale a joué un rôle de premier plan depuis les années 1960 dans l’élaboration de la politique agricole lui imprimant sa marque et faisant adopter par les autorités marocaines ses choix en matière d’orientation de la politique agricole depuis l’adoption du modèle des grands barrages dans les années 1970, jusqu’à aujourd’hui avec le Plan Maroc Vert. Cette longue période permet de comprendre la mise à l’écart du système national de la recherche agricole et des chercheurs comme le montre le cas de l’élaboration du Plan Maroc Vert qui finalement s’est réduit dans sa première version dans une commande passée avec un bureau d’études étranger sans place aucune attribuée ni au chercheurs dans l’élaboration des orientations de la politique ni au système de recherche agricole dans l’accompagnement de la mise en œuvre de cette politique. En conclusion, l’auteur en appelle à une prise de conscience des chercheurs pour retrouver leur fonction première dans la société à savoir produire de la connaissance et travailler à partir de problématiques réelles pour répondre aux attentes de la société.
Mots clés :Chercheurs, Experts, Consultants, Politique agricole, Institutions financières internationales
10. ELLOUMI Mohamed
Quelle agriculture pour la Tunisie post-révolution ?

RESUME
L’agriculture tunisienne rencontre des difficultés multiples qui l’empêchent d’exprimer son potentiel productif, elle doit de plus faire face à des défis importants dont notamment l’épuisement et la dégradation des ressources naturelles, les impacts du changement climatique et la globalisation des échanges et de la circulation des produits. Pour relever tous ces défis, l’agriculture a besoin d’un nouveau modèle de développement qui permet une gestion durable des ressources et une meilleure adaptation aux nouvelles conditions de production. Après avoir passé en revue les indicateurs de la crise que traverse le secteur agricole dans ses différentes dimensions : économique, sociale, agronomique, environnementale et institutionnelle, le texte montre les racines profondes de cette crise et les met en rapport avec les choix en termes de modèle de développement qui a été mis en œuvre depuis l’Indépendance. Enfin dans une dernière partie, le texte explore quelques pistes soit pour une réforme du modèle appliqué au secteur agricole, soit pour définir les grandes lignes d’un modèle alternatif basé sur une agriculture écologiquement intensive.
Mots clés :Paradigme de développement, Agriculture familiale, Intensification écologique, Politique agricole.
11. RASTOIN Jean Louis
La sécurité alimentaire en Méditerranée: l’impératif d’une vision stratégique régionale

RESUME
Dans les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée (PSEM), la sous-alimentation est relativement réduite, mais stagnante. On observe par contre une prévalence élevée de certaines de ces maladies, dont l’obésité, le diabète, les affections cardio-vasculaires. Les pays du Maghreb et l’Égypte affichent une dépendance croissante des marchés extérieurs pour leur alimentation, en particulier en céréales et oléoprotéagineux qui constituent la base de leur diète. Cette dépendance creuse les déficits publics tant au niveau de la balance commerciale que du budget. Les récentes révolutions dans la région ont pointé la question lancinante du sous-développement rural. Dans lesquelles l’avenir est handicapé par la montée de nouvelles contraintes : épuisement des ressources en eau, dégradation des sols, pression foncière accrue, chômage de masse, changement climatique, etc. L’enjeu d’une sécurité alimentaire durable est central et invite à définir rapidement de nouvelles politiques alimentaire et agricole. La région méditerranéenne possède deux atouts exceptionnels pour construire une sécurité alimentaire partagée : une communauté culturelle et naturelle autour de sa diète alimentaire reconnue par les nutritionnistes du monde entier et un espace euro-méditerranéen géostratégique de proximité et de solidarité. Ces deux éléments sont porteurs d’espoir.
Mots clés :Politique agricole, Système alimentaire, Diète méditerranéenne, politique alimentaire et nutritionnelle, Région méditerranéenne.






 

 

 

 

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Tarif
Tunisie: 15DT
Pays du Magreb :20DT
Autre Pays :25DT

* Les collections sont accessibles à l'INRAT, Unité d'Information et de Documentation Scientifiques. Rue Hédi Karray, 2049 Ariana. Tunisie.

 

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